Ce qu’il faut retenir de la PrEP.

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By Stella Attiogbe

22/11/2021

En 2020, selon l’ONUSIDA, on comptait 1.5 millions de personnes nouvellement infectées.

Dans un effort de repousser définitivement cette maladie, en plus des ARV et des méthodes contraceptives, l’OMS recommande depuis 2015, la Prophylaxie pré-exposition (PrEP) pour les populations dont l’incidence de l’infection à VIH est supérieure à 3%.

C’est une méthode extrêmement efficace de prévention de la transmission du VIH. Des campagnes de sensibilisation et de médiatisation sont menées afin de la rendre accessible au public.

Voici un récapitulatif de tout ce qu’il faut savoir sur la PrEP.

Une méthode de prévention simple

La PrEP empêche le virus du VIH de se développer et de se fixer dès son entrée dans le corps.

Elle consiste en la prise d’une association fixe d’antirétroviraux par une personne non infectée, mais exposée à un haut risque de contracter le VIH. Soit par voie sexuelle, ou par des objets infectés.

On utilise la PrEP seulement à titre préventif et non à titre curatif. Elle est à ne pas confondre avec les deux autres méthodes que sont : la PPE (Prophylaxie post-exposition) et le traitement ARV (antirétroviraux).

PrEP et couples sérodiscordants

L’élaboration de la PrEP est une révolution en matière de santé pour les couples sérodiscordants. En effet, son utilisation donne la possibilité aux couples dont l’un des partenaires est infecté de pouvoir vivre une vie normale de couple, de procréer de façon naturelle et d’avoir des enfants bien portants.

Les cibles de la PrEP

La PrEP a surtout pour cible les populations dites à risque. C’est cette partie de la population qui est fortement exposée au VIH. Elle est plus sujette à le contracter soit pour des questions d’usages, de pratiques, ou de proximité avec des personnes déjà infectées.

Selon le rapport datant de 2018 de l’ONUSIDA, en Côte d’Ivoire, la prévalence du VIH est de 11 % chez les travailleurs du sexe, de 13 % chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et de 9,2 % chez les personnes qui s’injectent des drogues.

Les critères de mise sous traitement

La PrEP s’adresse aux personnes séronégatives. Mais le traitement ne se donne pas à tous ceux qui en font la demande. Elle s’administre après des examens précis (VIH, IST, hépatite B, maladies rénales). Le patient doit aussi cocher certains critères d’éligibilité que vous pouvez retrouver ici.

Pour tout patient éligible, et après les examens mentionnés plus haut, la PrEP peut commencer entre 1-7 jours après la première consultation. Et seul un médecin référent, spécialement accrédité pour la PrEP peut en faire la prescription.

La molécule utilisée est le Ténofovir Disoproxil et la Lamivudine (TDF 300 mg/3TC 300mg).

Un suivi médical est de rigueur pendant tout le traitement. Le premier suivi se fait un (01) mois après le début du traitement. Puis tous les trois (3) mois.

La PrEP n’est pas contre-indiquée en cas de grossesse.

N’hésitez pas à lire attentivement les informations, à en parler autour de vous pour sensibiliser vos proches. Et si vous avez des questions ou préoccupations, rendez-vous sur www.ngouan.com/35000 pour les poser ou pour parler à un spécialiste. C’est confidentiel.

Ce contenu a été rendu possible grâce au partenariat entre MTV Shuga Babi et PEPFAR, USAID et EpiC.



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