5 IST mal connues dont il faut se méfier

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By Edvin Sica

04/05/2021

Dans les lignes qui suivent, nous essayerons de vous donner l’essentiel des informations sur 5 Infections Sexuellement Transmissibles que vous devez connaître.

En ce qui concerne les Infections Sexuellement Transmissibles (IST), de nombreuses campagnes de sensibilisation défilent chaque jour sur des canaux accessibles aux jeunes. Ces campagnes tournent autour de la responsabilité à avoir quand il s’agit des rapports sexuels. Ce que nous retenons quand on parle d’IST, c’est que la jeunesse a tout de suite en tête l’infection à VIH SIDA qui est l’une des plus connues et l’une des plus graves. Néanmoins, plusieurs autres IST sont également dangereuses pour notre santé, si elles ne sont pas vite détectées et prises en charge.

Dans les lignes qui suivent, nous essayerons de vous donner l’essentiel des informations sur 5 Infections Sexuellement Transmissibles, toutes aussi dangereuses, qui touchent bons nombres de personnes.

  • L’herpès génital : C’est une infection virale qui touche environ 20% des adultes (hommes et femmes) sexuellement actifs. Lors du premier contact appelé primo infection, le virus reste dans le corps pour se manifester plus tard par des éruptions vésiculeuses, douloureuses dans certains cas et remplies de liquide, situées près de l’appareil génital. Une fois que l’on a été contaminé par l’herpès, on garde le virus en soi toute sa vie. Les récurrences viennent quand le système immunitaire s’affaiblit. En ayant de bonnes défenses, on aura moins de risques de faire des récurrences puisque celles-ci surviennent surtout en période de stress ou de fatigue.
  • L’infection au virus de l’hépatite B : Cette infection s’attaque au foie et se transmet par contact avec le sang ou suite à un rapport sexuel à risque avec une personne infectée. Elle peut causer une inflammation aigue ou chronique du foie et entraîne pour les personnes exposées, un risque important de décès par cirrhose ou cancer du foie. Plus de 250 millions de personnes dans le monde souffrent d’une hépatite B chronique. Cependant, Il y a un vaccin sûr et efficace, procurant une protection de 98 à 100 % contre la maladie. Ce moyen de prévention permet d’éviter les complications que cette pathologie est susceptible d’entraîner. Faites-vous vacciner.
  • La chlamydiose ou infection à chlamydia : C’est une infection bactérienne qui est de plus en plus fréquente chez les adolescents et les jeunes adultes depuis ces dernières années. Très difficile à diagnostiquer car dans la plupart des cas elle est asymptomatique, la chlamydiose peut entrainer chez les femmes une maladie pelvienne infectieuse inflammatoire, l’infertilité ou encore accroître le risque de grossesses extra-utérine (GEU). Chez les hommes, ce sera une inflammation de la prostate ou des testicules pouvant entraîner également l’infertilité. Il faut consulter un médecin afin de faire un test de dépistage après un rapport sexuel à risque du fait que la chlamydiose est qualifiée de « maladie silencieuse ».
  • La syphilis vénérienne : Également une infection bactérienne responsable de lésions sur la peau et des muqueuses, la syphilis est une maladie qui a une transmission strictement interhumaine par voie sexuelle. Elle peut évoluer en 3 phases mais si elle est bien traitée la guérison se fait sans séquelle. La prévention contre cette infection demeure la protection lors des rapports sexuels et la surveillance à travers des examens sérologiques chaque 6 mois. 
  • L’infection au papillomavirus : Les papillomavirus sont particulièrement contagieux. On estime que jusqu’à 80 % des hommes et femmes sexuellement actifs entrent en contact avec un papillomavirus une ou plusieurs fois au cours de leur vie. Les infections se transmettent aussi régulièrement via la main et la bouche. Les rapports sexuels protégés ne constituent donc pas une garantie absolue d’éviter la contagion. Une infection au virus ne conduit pas nécessairement au cancer, parce que l’organisme élimine généralement le papillomavirus après 6 à 18 mois. Seule une infection chronique par certains types de papillomavirus peut causer un cancer du col de l’utérus, à très long terme.

 

Le cancer du col de l’utérus est le second cancer le plus fréquent chez la femme et est exclusivement dû à une infection au HPV. Cependant, La meilleure protection contre le papillomavirus est la vaccination avant infection. D’après les estimations, pratiquement 80 % de la population sexuellement active risque une ou plusieurs infections successives par papillomavirus. C’est la raison pour laquelle il est conseillé aux jeunes filles de se faire vacciner avant leur première relation sexuelle.

 

Après ce panorama, vous conviendrez avec nous que hormis le VIH, d’autres virus et certaines bactéries sont responsables d’infections sexuellement transmissibles dangereuses pour notre santé. Mon conseil pour vous, c’est de comprendre l’intérêt de la prévention et de respecter les méthodes préventives (vaccins, préservatifs, abstinence) afin de préserver votre santé.


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