Elle consiste en la prise d’une association fixe d'antirétroviraux par une personne non infectée, mais exposée à un haut risque de contracter le VIH. Elle intervient surtout pour protéger la frange de la société, qui est malheureusement beaucoup plus à risque de contracter le VIH. Elle est recommandée par l’OMS depuis 2015, pour les populations dont l’incidence de l'infection à VIH est supérieure à 3%.

Il s’agit notamment des personnes exposées au VIH du fait de leurs activités professionnelles, mode de vie ou proximité avec le virus.

Les principales cibles de la PrEP

Les travailleur·euse·s du sexe

Malgré son caractère clandestin, la prostitution est présente dans toutes les communes de la capitale d'Abidjan et, la prévalence du VIH y est de 11% ( Pélagie Kouamé, Président du réseau des populations clés en Côte d'Ivoire cité dans le rapport 2018 d'ONUSIDA).

Ils sont une cible vulnérable, du fait de la pauvreté qui sévit et de l’exposition qu'entraîne la pratique de ce métier.

Les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes (HSH)

Toujours selon le rapport de 2018 de l'ONUSIDA, la prévalence du VIH est de 13% chez les HSH. Il y a deux principales raisons qui expliquent cela.

Au sein d'une communauté par exemple, même si les membres se protègent, ils ne sont pas à l'abri. Et le risque de faire une rencontre avec un HSH déjà infecté est multiplié. On parle de "charge communautaire".

Ainsi, les homosexuels étant en petit nombre, ils ont plus de chance de se rencontrer, d’avoir des rapports sexuels et de se transmettre le virus.

Il y a aussi une raison biologique. Pour un homme séronégatif, qui pénètre un homme infecté par le VIH sans protection ni traitement préventif, le risque d’être contaminé est plus élevé que pour une pénétration vaginale.

Les usager·e·s de drogue

9.2 %, c’est la prévalence du VIH chez les personnes qui s’injectent des drogues en Côte d’Ivoire ( rapport 2018 de l'ONUSIDA). Les utilisateurs de drogue sont fortement exposés au VIH du fait de la réutilisation de seringues et/ou aiguilles et de relations sexuelles non protégées.

Le VIH se transmet également lors du partage d’autres instruments d’injection contaminés, comme les contenants de chauffage ou les filtres.

Les partenaires séronégatifs dans les couples sérodiscordants

Du fait d’une proximité quotidienne avec un partenaire infecté, les couples sérodiscordants sont aussi une cible. Avec l'utilisation de la PrEP, les conjoints ont une vie stable. Ils n'ont plus peur de la contamination. Elle leur permet aussi de procréer naturellement, tout en ayant des enfants sains.

Les couples sérodiscordants peuvent donc mener une vie normale grâce à la PrEP.

Les adolescent·e·s et jeunes de 15 à 24 ans

Chez les adolescents, le SIDA est la première cause de décès en Afrique, et la deuxième cause de décès au niveau mondial. Plusieurs raisons font d'eux une population à risque. On a d'abord la banalisation de la maladie chez les jeunes. Ensuite vient le manque d'informations.

Aussi, les jeunes sont beaucoup actifs sexuellement, sans forcément recourir aux méthodes contraceptives.

Chacune de ces cibles doit faire le soin d’une sensibilisation rapprochée. Réunies, elles représentent plus de la moitié de la population. Adapter l'information à la cible, pour mieux la toucher, est donc nécessaire.

La sensibilisation doit se faire partout : dans les écoles, les entreprises, les fumoirs, les endroits de prostitution, les clubs homosexuels et aussi les médias modernes et traditionnels.

La PrEP est efficace et disponible. Elle peut sauver la vie de plusieurs personnes.

Pour savoir où et comment vous en procurer, vous pouvez prendre rendez-vous en toute discrétion sur la plateforme www.ngouan.com.

 

Ce contenu a été rendu possible grâce au partenariat entre MTV Shuga Babi et PEPFAR, USAID et EpiC.